Nos fédérations en questions-réponses: Éric Pronovost joue le jeu
9 juillet 2026
Par Léanne Fiset-Gingras
N.D.L.R. Tout au long de l’été, nous mettrons en lumière les bons coups des fédérations de la CSQ. Pour cette édition, nous nous sommes entretenus avec Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ).
Léanne Fiset-Gingras (L. F.-G.) : Selon vous, quel est le bon coup de votre Fédération cette année?
Éric Pronovost (É. P.) : Il est difficile d’en nommer un seul, puisque plusieurs actions ont marqué l’année. La présence constante sur le terrain, le travail de représentation auprès des partenaires et des acteurs politiques ainsi que les nombreuses sorties médiatiques ont permis de faire entendre la voix des membres sur la place publique. Ces interventions régulières auprès des décideuses et décideurs leur rappellent nos revendications.
L. F.-G : Quelle action de la Fédération vous a le plus marqué?
É. P. : La mobilisation de l’automne dernier est certainement un moment fort de l’année. Cette grande manifestation intersyndicale, qui a rassemblé plusieurs organisations, a démontré aux yeux de toutes et de tous la solidarité et la force du mouvement syndical. Je dirais aussi que la capacité de la Fédération à répondre efficacement aux différentes attaques du gouvernement, tout en maintenant le dialogue avec les partis de l’opposition et nos partenaires, a également fait une réelle différence.
L. F.-G. : Y a-t-il une victoire ou un dossier dont vous êtes particulièrement fier?
É. P. : Je suis très satisfait de l’important travail que nous avons accompli pour faire reconnaître le rôle essentiel et significatif joué par le personnel de soutien scolaire dans notre réseau public d’éducation. Nous l’avons rappelé à l’occasion de chacune de nos interventions publiques, que ce soit lors de rencontres médiatiques ou avec des personnes élues. Les emplois occupés par le personnel de soutien scolaire sont nombreux, variés et tous nécessaires pour la bonne marche de nos écoles.
L. F.-G. : Comment la Fédération a-t-elle réussi à défendre les membres cette année?
É. P. : En demeurant à l’écoute de nos membres et en intervenant rapidement pour les défendre lorsque surgissaient des enjeux les concernant. Ce fut notamment le cas avec le dossier de l’aide à la classe et le suivi des conventions collectives.
L. F.-G. : Quel projet ou événement organisé par la Fédération a été le plus positif, selon vous?
É. P. : Plusieurs initiatives méritent d’être soulignées. La Semaine nationale du personnel de soutien scolaire a permis de mettre davantage en lumière le travail exceptionnel de nos membres. La mobilisation contre les coupes budgétaires imposées par l’ex-ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, ainsi que la grande pétition qui a suivi, exigeant l’annulation de ces compressions, ont adressé un message clair au gouvernement Legault : le gouvernement doit protéger les services en éducation.
L. F.-G. : Quel message positif retenez-vous de cette année syndicale?
É. P. : La solidarité demeure notre plus grande force. Les attaques contre nos conditions de travail n’ont pas démobilisé nos membres. Au contraire, ils se sont serré les coudes et sont demeurés solidaires. Leur exemple est très inspirant.
L. F.-G. : Quel bon coup devrait absolument être poursuivi l’an prochain?
É. P. : Il faut maintenir notre erre d’aller : accentuer notre présence sur le terrain, renforcer nos communications, demeurer à l’écoute des membres et poursuivre les actions visant à valoriser le personnel de soutien scolaire. De plus, la lutte contre la violence dans les établissements scolaires et la préparation de la prochaine négociation devront également demeurer des priorités.