Le personnel de soutien scolaire de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île demande le report de l’ouverture des écoles

4 mai 2020

Le Syndicat du soutien en éducation de la Pointe-de-l’Île (SSÉPÎ), affilié à la CSQ, demande au gouvernement le report de la réouverture des écoles du territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Le personnel de soutien scolaire, de précieux collaborateurs

Depuis le début de la crise sanitaire, le SSÉPÎ encourage ses membres à contribuer à l’effort collectif. « Nous avons maintenu les services de garde d’urgence ouverts et ce, non sans faire face aux difficultés. Plusieurs de nos membres se sont aussi portés volontaires pour aider dans le secteur de la santé », affirme Stéphane Soumis, président du SSÉPÎ-CSQ.

« Or, considérant l’ampleur de la situation actuelle, il nous semble prématuré de parler d’une réouverture à court terme des écoles situées sur le territoire de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI). Rappelons que celui-ci couvre, entre autres, les arrondissements de Montréal-Nord et de Rivière-des -Prairies » souligne monsieur Soumis. « Évidemment, nous continuerons à travailler avec le centre de service pour s’assurer d’être prêt pour un retour éventuel à l’école. Or, nous souhaitons que la Santé publique reprenne le contrôle de la situation, bien avant de parler de réouverture! ».

La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) du même avis

De son côté, la FPSS-CSQ demande au premier ministre du Québec de revoir son plan de réouverture des établissements scolaires de la région de Montréal, alors que plusieurs de ses membres sont concernés.

« Fidèle à notre habitude, nous souhaitons collaborer avec le gouvernement afin que le retour en classe se fasse aussi bien pour le personnel que pour les enfants. Or, il nous semble difficile actuellement d’envisager une réouverture sécuritaire des écoles sur le territoire de la CMM alors que la crise sanitaire y est si aigüe » explique monsieur Éric Pronovost, président de la FPSS-CSQ.  « Pourquoi ne pas décider d’emblée de repousser la réouverture du 19 mai à une date future? Ça permettrait à tout le monde de reprendre son souffle et d’assurer la santé d’un plus grand nombre. Surtout que le personnel de soutien est au front depuis le début de la crise sanitaire » ajoute monsieur Pronovost.