Le personnel de soutien n’est pas assez nombreux pour répondre aux besoins des élèves

13 octobre 2018

Tournée de la FPSS-CSQ dans le Nord

« Les mesures d’austérité ont eu des impacts importants sur les services aux élèves dans les écoles des commissions scolaires crie et Kativik. Le manque de personnel de soutien scolaire est particulièrement criant, ce qui a pour conséquence que plusieurs élèves ne reçoivent pas les services directs auxquels ils auraient droit. »

Telle est la situation que dénonce le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), Éric Pronovost, à l’occasion d’une tournée de trois jours à Kuujjuaq pour rencontrer les membres du personnel de soutien.

Accompagné de Larry Imbeault, président de l’Association des employés du Nord québécois (AENQ-CSQ), Éric Pronovost a dressé le portrait de la situation du personnel de soutien scolaire à la Commission scolaire crie (CSC) et à la Commission scolaire Kativik (CSK).

Ressources insuffisantes

Il y a un manque criant de ressources à ces deux commissions scolaires. On déplore le nombre insuffisant de techniciennes et techniciens en éducation spécialisée et de techniciennes et techniciens en travail social. Et même s’il y a eu ajout de ressources de la part du ministère, c’est insuffisant. « Il n’y a pas eu d’embauche de plus de personnel. Les distances, l’isolement, la surcharge de travail et le manque de reconnaissance ont un impact direct sur le recrutement. Des mesures d’attraction et de rétention devraient être mises en place », constate le président de l’AENQ-CSQ.

Dans le cas des deux commissions scolaires, M. Imbeault déplore le fait que les membres du personnel de ces commissions scolaires qui sont embauchés localement ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail, dont le logement et les sorties annuelles, que ceux embauchés à plus de 50 kilomètres.

Concernant les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation et d’apprentissage (EHDAA), M. Pronovost constate « le manque d’identification de ces élèves, ce qui entraine un sous-financement des services. Pour bénéficier des budgets spécifiques pour répondre aux besoins de ces jeunes, il faut que leurs problématiques soient reconnues ».

État des bâtiments

Pour ce qui est de l’état des bâtiments, il varie. Les établissements de la CSC présentent une moyenne d’âge de 23 ans, avec un degré de vétusté jugé très mauvais ou mauvais à 41 %. « Les écoles, les centres et les résidences ont besoin d’être rénovés. Il faudra donc maintenir les investissements nécessaires pour garder ces établissements à niveau », plaide le président de l’AENQ-CSQ.

Les établissements de la CSK présentent une moyenne d’âge de 30 ans, avec un degré de vétusté jugé très mauvais ou mauvais d’à peine 12 %. « De plus, des investissements doivent être consentis pour assurer leur entretien d’autant plus que le climat nordique est très rigoureux et donc exigeant pour ces bâtiments », précise le président de l’AENQ-CSQ.

Un personnel de soutien important

En terminant, le président de la FPSS-CSQ invite les commissions scolaires à tenir compte du personnel de soutien et du rôle important qu’il joue chaque jour dans la bonne marche de nos écoles et de nos centres. « Connaissant la volonté des commissions scolaires d’améliorer la réussite éducative sur leur territoire, je tiens à rappeler que le personnel de soutien partage cette préoccupation et qu’il fait partie, lui aussi, de la solution pour améliorer notre système public d’éducation », conclut Éric Pronovost.