Il faut reconnaitre l’apport de toutes et de tous selon la FPSS-CSQ

23 février 2018

Ordre de l’excellence en éducation du Québec

La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) réagit au lancement de l’Ordre de l’excellence en éducation du Québec qui vise à souligner le dévouement du personnel de l’éducation.

La vice-présidente de la FPSS-CSQ, Mélanie Renaud, voit d’un bon œil le fait que cette reconnaissance ait été élargie à tout le personnel de l’éducation. « Nous sommes heureux de constater que le ministre a pensé au-delà du personnel enseignant en reconnaissant l’apport essentiel du personnel de soutien dans la réussite éducative. Ces travailleuses et travailleurs méritent d’être reconnus. »

Mélanie Renaud estime que l’exemple évoqué par le ministre Proulx est réaliste : « La secrétaire qui reçoit ces jeunes parce qu’ils ont mal à la tête… Il y a des contributions qui sont silencieuses et d’autres qui font beaucoup de bruit, mais il y a toujours des contributions positives ».

En effet, selon la vice-présidente de la FPSS-CSQ : « Le personnel de soutien accomplit de nombreuses tâches et c’est lorsque qu’on les décortique que l’on perçoit l’ampleur de tout le travail accompli. »

L’apport de toutes et de tous

La FPSS-CSQ déplore toutefois que l’Ordre de l’excellence en éducation récompense un nombre limité de personnes travaillant  dans le monde scolaire : « C’est l’ensemble du personnel qu’il faut valoriser. C’est bien beau les médailles pour certaines personnes, mais tout le monde en mérite. Sans l’apport essentiel de tous ces gens, l’école ne serait pas ce qu’elle est!»

Mélanie Renaud en appelle donc au ministre pour reconnaitre cette contribution à travers les conditions de travail afin que chacune et chacun soit reconnu à sa juste valeur.

« Pour une réelle reconnaissance, le gouvernement doit signifier clairement au personnel de soutien qu’il occupe une place importante en éducation. Plus de la moitié de ces travailleuses et travailleurs occupent un poste à temps partiel et 80 % sont des femmes. Il est donc urgent de bonifier ces postes afin d’en réduire la précarité », conclut la vice-présidente de la FPSS-CSQ.